
Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a annoncé, lundi 28 septembre, la détection de deux foyers familiaux limités de diphtérie dans la région de Souss-Massa, l’un dans la préfecture d’Agadir Ida-Outanane, l’autre dans la province de Chtouka-Aït Baha.
À ce stade, un cas a été confirmé en laboratoire. Huit autres personnes font l’objet d’investigations et d’analyses de confirmation. Parmi ces dossiers figurent deux décès, que les autorités n’ont pas, pour l’heure, classés comme des cas de diphtérie confirmés biologiquement.
L’annonce intervient après le décès de deux élèves à Chtouka-Aït Baha, qui avait suscité des interrogations locales. Selon les données communiquées par le ministère, les enfants concernés par ces deux foyers n’avaient jamais été vaccinés contre la maladie ou n’avaient pas reçu l’ensemble des doses recommandées.
Riposte activée
Dès la détection des cas, le protocole national de riposte épidémiologique a été déclenché. Les équipes d’intervention rapide du Groupement sanitaire territorial de Souss-Massa ont ouvert une enquête, lancé une recherche active d’éventuels autres cas et entrepris le suivi des contacts. Un traitement préventif par antibiotiques et une vaccination sont proposés conformément aux mesures en vigueur.
Les autorités présentent la situation comme circonscrite à deux clusters familiaux. Elles maintiennent toutefois une surveillance renforcée dans la région.
Une maladie évitable
La diphtérie est une infection bactérienne contagieuse, transmise principalement par les gouttelettes respiratoires. Elle peut provoquer des complications graves, notamment respiratoires, cardiaques et neurologiques. La vaccination, avec le respect du calendrier et des rappels, reste le principal moyen de prévention.
Le ministère appelle les familles à vérifier les carnets de vaccination, à rattraper les doses manquantes et à consulter sans délai en cas de symptômes évocateurs mal de gorge, fièvre, fatigue, gonflement du cou, difficultés à avaler ou à respirer tout en évitant les contacts rapprochés jusqu’à l’évaluation médicale.
Pour l’instant, rien n’indique une circulation large de la maladie au-delà de ces deux foyers. L’enjeu immédiat, selon les autorités, est le contrôle des contacts, le rattrapage vaccinal et la confirmation biologique des cas encore sous investigation.