Aziz Akhannouch à Agadir - engagement pour le Grand Souss
Aziz Akhannouch, Chef du gouvernement portrait officiel (source RNI)

Fin juin, à Agadir, deux scènes se sont succédé en l’espace de quelques jours. Deux moments distincts, mais un même fil conducteur celui d’Aziz Akhannouch, partagé entre son rôle de chef du gouvernement et celui d’élu local dans la ville où s’est forgée son ascension politique.

Le premier rendez-vous avait pour décor le théâtre de verdure, cet amphithéâtre ouvert sur l’Atlantique qui accompagne depuis longtemps les grands rassemblements de la cité. Les 26 et 27 juin, plus de 3 500 jeunes militants du Rassemblement national des indépendants, venus de toutes les régions du Royaume ainsi que de la diaspora, y participaient à la sixième université d’été de la jeunesse du parti.

Sur le papier, cette édition marquait une nouvelle étape. Depuis le congrès du 7 février, la présidence de la jeunesse est assurée par Mohamed Chaouki. Mais sur le terrain, une autre réalité s’est imposée.

Lorsque Aziz Akhannouch est apparu dans l’allée centrale, les applaudissements ont précédé chacun de ses pas. Les militants se sont levés spontanément, comme pour saluer celui qui demeure, à leurs yeux, la principale figure du RNI.

La plaisanterie lancée par le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi Alami, sur la discrétion supposée d’Aziz Akhannouch depuis son retrait de la présidence du parti, a suscité quelques sourires.

Elle a surtout rappelé une évidence , à Agadir, où il a construit sa légitimité politique bien avant d’accéder à la primature, son influence reste intacte.

Face à cette jeunesse, Aziz Akhannouch n’a pas esquivé le débat.

Dans un contexte marqué par plusieurs mouvements sociaux et des critiques adressées à l’action gouvernementale, il a choisi de défendre son bilan.

Il a cité l’ouverture récente d’un hôpital de proximité à Tinghir, dans une région longtemps confrontée au manque d’infrastructures sanitaires. Il a également évoqué les efforts entrepris pour réduire les effectifs des classes surchargées dans plusieurs établissements scolaires.

À ces exemples, il a ajouté les indicateurs que le gouvernement met régulièrement en avant : une couverture sociale désormais étendue à près de 88 % de la population, un Maroc classé parmi les principales destinations touristiques mondiales et la progression du secteur industriel, portée par plusieurs investissements structurants.

Au-delà des chiffres, un constat s’impose.

Malgré les critiques qui accompagnent l’exercice du pouvoir, Aziz Akhannouch continue de bénéficier d’un capital politique solide auprès d’une partie importante de sa base militante.

Une interrogation revient d’ailleurs, discrètement, dans certains cercles du parti son retrait de la présidence du RNI est-il intervenu trop tôt, alors que son poids politique demeure supérieur à celui de ses successeurs ?

Trois jours plus tard, le décor changeait, mais pas le personnage.

Cette fois, Aziz Akhannouch apparaissait dans son autre fonction, celle de président du Conseil communal d’Agadir.

Il inaugurait le parc urbain Annajah, vaste espace vert de plus de dix hectares aménagé entre les quartiers Annajah et Safa.

Le projet illustre la volonté de la ville de renforcer ses infrastructures tout en privilégiant une gestion durable des ressources, grâce à un système d’arrosage alimenté par la réutilisation des eaux usées traitées.

À cette occasion, un nouveau programme d’investissement d’environ 100 millions de dirhams a également été présenté. Il prévoit la réhabilitation de plusieurs quartiers périphériques, avec des travaux portant sur la voirie, l’éclairage public et les équipements de proximité.

Ces deux séquences racontent finalement une même histoire.

D’un côté, un chef du gouvernement qui assume publiquement son action et défend les choix de son exécutif devant les militants de son parti. De l’autre, un maire qui poursuit la transformation de sa ville, projet après projet, quartier après quartier.

Pour le Souss-Massa, région devenue à la fois vitrine touristique et laboratoire de grands projets de développement, cette double présence est loin d’être anodine.

À Agadir, chaque projet inauguré rappelle que, pour Aziz Akhannouch, le développement du Grand Souss reste bien plus qu’une priorité politique.

Il constitue le prolongement d’un engagement construit au fil des années.


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