Samedi 22 août, Save Europe Act a tenté son premier rassemblement en Espagne, sur la plaça Sant Jaume. Une centaine de militants seulement se sont présentés. En face, plus de 300 personnes et plusieurs organisations de gauche avaient répondu à l’appel pour dénoncer leur discours.

Les identitaires ont déployé une banderole de 400 mètres carrés proclamant « La remigration sauve l’Europe ». Alberto Tarradas, député Vox au Parlement catalan, était présent. Les slogans ont fusé : « Ce n’est pas de l’immigration, c’est une invasion », « Espagne chrétienne, pas musulmane ». Toni Estévez, porte-parole du mouvement, a parlé de « substitution démographique » et appelé à mettre fin aux politiques d’immigration massive.

Les Mossos d’Esquadra avaient déployé un important dispositif pour séparer les deux camps. Aucun incident majeur n’a été recensé. La mairie de Barcelone a toutefois annoncé qu’elle transmettrait certains éléments au parquet. Elle estime que plusieurs propos entendus pourraient relever de propos racistes ou d’un délit de haine.

Save Europe Act, proche de Martin Sellner et Eva Vlaardingerbroek, défend une Europe « souveraine » et surtout la remigration : le renvoi des immigrés jugés insuffisamment intégrés, y compris certains en situation légale. Le choix de Barcelone intervient dans un climat déjà tendu autour de l’immigration.

La faible participation de samedi montre que ce discours reste, pour l’instant, très minoritaire dans la rue. Elle illustre surtout la polarisation croissante d’un débat qui, à Barcelone comme ailleurs, oppose désormais deux visions irréconciliables de l’Europe.


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