Avec plus de 500 000 habitants et une baie classée parmi les plus belles au monde, Agadir s’impose comme la première destination balnéaire du Maroc.

Ville reconstruite, ville de plage, ville de souk : elle se découvre autant qu’elle se traverse.

Voici un tour d’horizon des lieux qui racontent le mieux son histoire et son quotidien.

Une ville reconstruite après le séisme de 1960

Le 29 février 1960, un séisme dévastateur rase une grande partie d’Agadir et fait plus de 15 000 morts.

La cité ne comptait alors qu’un peu plus de 40 000 habitants.

Reconstruite deux kilomètres plus au sud, sous la direction des architectes Jean-François Zevaco, Élie Azagury, Pierre Coldefy et Claude Verdugo, elle adopte des normes parasismiques strictes.

De cette page tragique est née l’Agadir actuelle, avec ses immeubles blancs et ses larges avenues.

La Kasbah Agadir Oufella, mémoire de la colline

Bâtie en 1572 par le sultan Moulay Abdallah el-Ghalib, la Kasbah dominait autrefois le quartier de Founti, aujourd’hui disparu.

Le séisme de 1960 n’a laissé debout que ses remparts, restaurés et illuminés la nuit.

Au-dessus de la porte d’entrée, une inscription gravée en 1746 rappelle le passage des marchands hollandais dans la baie.

La montée jusqu’au sommet reste l’un des meilleurs points de vue sur la ville et sur le port.

La marina et le front de mer

Construite au pied de la colline, la marina d’Agadir a transformé le rapport de la ville à son littoral.

Ses quais accueillent voiliers, restaurants et boutiques, dans un décor de façades blanches inspirées de l’architecture traditionnelle.

Juste à côté, la plage s’étire sur plus de dix kilomètres de sable, bordée par l’une des plus longues promenades du littoral marocain.

Le climat, doux presque toute l’année, explique en grande partie la réputation balnéaire de la ville.

Le souk El Had, cœur commerçant

À quelques minutes du centre, le souk El Had revendique le titre de plus grand marché urbain d’Afrique.

Il rassemble environ 6 000 échoppes réparties par métiers : artisanat, épices, textile, alimentation.

Chaque jour, il attire entre 30 000 et 40 000 visiteurs, un chiffre qui peut doubler le week-end.

Seul le lundi échappe à cette agitation, jour de fermeture hebdomadaire du souk.

Climat et comment s’y rendre

Agadir bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel, avec plus de 340 jours de soleil par an.

Les températures varient peu entre l’hiver et l’été, ce qui permet de se baigner presque toute l’année.

La ville est desservie par l’aéroport Agadir-Al Massira et reliée à Marrakech par autoroute depuis 2010.

De quoi organiser un séjour toute l’année, sans contrainte de saison.

Entre mémoire du séisme, patrimoine de la Kasbah et vie du souk, Agadir se découvre autant qu’elle se traverse.

Côté agenda, l’été agadirois est aussi rythmé par le Festival Timitar, consacré aux musiques amazighes et aux musiques du monde.


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