À Agadir, les hôtels n’ont pas peur de la concurrence. Ils ont peur de la concurrence déloyale.
Un hôtel paie du personnel, des charges, des normes, des contrôles, de la fiscalité, de l’entretien et des investissements.
Il accueille des clients sous des règles strictes. En face, des appartements se remplissent sur Airbnb avec une structure beaucoup plus légère. Moins d’obligations, moins de coûts, parfois moins de déclaration. Même plage. Mêmes touristes. Pas les mêmes règles.

C’est ça le vrai problème.

On ne peut pas demander à un hôtelier d’embaucher, de former, de sécuriser, de payer et de rester compétitif face à des logements qui échappent à une partie du cadre. Ce n’est pas du marché. C’est un déséquilibre. Et ce sont les établissements qui font vivre l’emploi local qui encaissent.
Airbnb n’est pas le diable.
Le problème, ce n’est pas la plateforme. C’est le flou.
Combien de ces locations sont vraiment déclarées ? Combien sont contrôlées ? Combien respectent les mêmes exigences de sécurité et de fiscalité que les hôtels ? Tant que personne ne répond clairement, les hôtels continuent de porter seuls le poids du secteur.
Agadir a besoin d’un tourisme sérieux. Pas d’un marché à deux vitesses où ceux qui investissent et emploient se font grignoter par ceux qui fonctionnent plus léger. Défendre les hôtels, ce n’est pas protéger des privilégiés. C’est défendre ceux qui jouent réellement le jeu.
Mêmes clients. Mêmes règles. Le reste, c’est de la concurrence truquée.

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