Des entretiens menés auprès d’entrepreneurs à Casablanca et à Tanger font état de blocages récurrents. Les dirigeants de petites entreprises citent surtout la difficulté d’obtenir un crédit, la lenteur des procédures administratives et un accès inégal au haut débit comme à la logistique.

Ces freins ne concernent pas seulement les tout petits ateliers. Plusieurs chefs de PME industrielles et de services décrivent des dossiers bancaires longs à instruire, des autorisations échelonnées sur plusieurs guichets et des écarts nets entre zones bien desservies et quartiers ou parcs moins équipés.

Malgré ce constat, les mêmes interlocuteurs se disent prêts à investir si l’État accélère deux chantiers : la formation professionnelle, jugée trop éloignée des besoins des usines et des services numériques, et l’attraction de projets à plus forte valeur ajoutée.

Aucun de ces entretiens ne constitue un sondage représentatif. Ils dressent néanmoins un tableau cohérent : la croissance des grands pôles existe, mais une partie du tissu entrepreneurial estime encore rester en marge du financement, des réseaux et des compétences.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *