Le Maroc et l’Espagne ne sont pas seulement deux pays séparés par le détroit de Gibraltar. Ce sont deux voisins que l’histoire, la géographie et les intérêts communs obligent à se comprendre, même lorsque des désaccords apparaissent.

Le Maroc avance, se développe et aspire à un avenir meilleur, comme l’Espagne l’a fait au fil de son histoire. Pourquoi le progrès de l’un devrait-il inquiéter l’autre?  

Le succès de son voisin ne doit pas être une menace, mais une occasion de construire ensemble.

La crise migratoire de Ceuta a pourtant ravivé les tensions. 

Parmi les dizaines de milliers de personnes entrées lors de cet épisode, la majorité était marocaine, mais il y avait également d’autres ressortissants africains. 

Selon les estimations évoquées, près de 90 % seraient repartis. Si l’on retient l’hypothèse de 5 000 personnes encore présentes, cela représenterait seulement 0,0125 % d’une population marocaine de 40 millions d’habitants. 

Ces chiffres restent à confirmer, mais une chose est certaine : on ne peut pas juger tout un peuple à travers une crise migratoire.

Derrière ces départs, il y a souvent des jeunes qui rêvent d’une vie meilleure, parfois sans connaître la réalité qui les attend. 

L’Europe n’est pas toujours l’eldorado imaginé, et certains peuvent finir par comprendre que l’espoir ne se transforme pas automatiquement en bonheur.

Alors, pourquoi laisser ces événements devenir une source de haine entre deux peuples ?

Les responsables politiques devraient chercher des solutions plutôt qu’alimenter les tensions. 

Le Maroc et l’Espagne sont deux monarchies qui ont tout intérêt à préserver leur stabilité, à développer leurs échanges et à préparer un avenir commun.

Un voisin n’est jamais parfait, mais il reste un voisin. Nous pouvons avoir des désaccords sans devenir des ennemis. 

Les frontières resteront là, et nos deux pays continueront à partager le même espace géographique.

L’intelligence politique ne consiste pas à créer des conflits, mais à les éviter. 

Car le Maroc et l’Espagne ont bien plus à gagner en construisant des ponts qu’en dressant des murs entre leurs peuples.

Maroc et Espagne deux voisins, un avenir commun


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